REMERCIEMENTS  

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Pour la réalisation de ce document, nous remercions :

La Municipalité et le C.F.J.L.

Nous rendons hommage aux longues et patientes recherches entreprises par Monsieur Paul BLIMMER,

Président de la SOCIETE SCIENTIFIQUE ET LITTERAIRE DE CANNES ET DE L'ARRONDISSEMENT DE GRASSE

le remercient pour son enthousiasme et son étroite et chaleureuse collaboration.

Travail de synthèse réalisé

par Mesdames D. MARTIN, J. BERNAUD, V. ARMANDI

Vous pouvez télécharger l'ensemble du document en cliquant ici

 


PERIODE GALLO-ROMAINE

HISTOIRE DE CAUSSOLS

Rien de valablement historique, si ce n'est, aux archives municipales, un texte manuscrit par M. Aubin, qui fut Maire en 1853, et qui relate le trouvaille de rares sépultures, avec mobilier funéraire, lors de travaux effectués sur les coteaux de St Lambert-Ville-Vieille et au Fanguet (quelques peignes et médailles d'argent et de bronze). Le grand-père de l'auteur de ces lignes a trouvé, en labourant, sous les barres de Calern, à hauteur de l'actuel observatoire, deux pièces de monnaie en bronze, qui furent expertisées, l'une gauloise provenant de le région du Danube, l'autre à l'effigie de Licinius I (307- 24) qui fut à la tête des provinces Illyriennes.

 

LES BORIES

Ce sont des cabanes de pierres sèches, en forme de gateau de riz, que l'on trouve au hasard d'une promenade. Elles ne datent, vraisemblablement que de quelques siècles, mais la façon dont elles furent édifiées, s'est transmise depuis fort longtemps.

Leur technique de construction est celle de régions où l'eau est inexistante (absence de mortier). Toutefois, ce type de constructions n'a pas de rapport avec les camps fortifiés, et lui est bien postérieur. Mais une étude plus approfondie nous obligera à reprendre ce chapitre. C'est le seul édifice permanent pouvant être édifié par un seul homme, ne possédant aucun outil, et non destructible par le feu. De plus, elles doivent être associées à la vie pastorale. Il semble qu'il n'en a plus été construit depuis le milieu du siècle der­nier, l'art de les édifier s'est donc perdu.


LE MOYEN AGE

 

LE NOM DE CAUSSOLS

C'est par un acte de la vie religieuse que nous trouvons, dans l'histoire, la plus ancienne mention du nom de Gaussais. Il s'agit de son église, "ecciesiam de Calsolis", dans une "pancarte" du Pape Adrien IV qui confirme à Raimond 1er, évêque d'Antibes, les domaines et dîmes de son église, et qui est datée de Rome le 24 Novembre 1158. S'agit-il de l'église actuelle, ou, tout au moins de son emplacement ? En l'absence de fouil­les précises, on ne peut que le penser, mais non l'affirmer.

Pour fixer les idées, à cette époque, la Provence était indépendante du royaume de France. Le comte de Provence était Raimond-Béranger le jeune. Il avait 22 ans, et était encore sous la tutelle de son oncle, Raimond-Béranger II, le vieux, comte de Barcelone et Prince d'Aragon.

On retrouve mention de l'église, en différents actes ultérieurs, qu'ils serait fastidieu de mentionner, si ce n'est pour l'orthographe employée : "ecclesiam de Causols" le 13 février 1189 de Rome, et "ecclesiam de Gazolis" ou de "Caussoulx" ou de "Caussolz", dans une séparation de biens, jusque là indivis, entre l'évoque d'Antibes et le chapitre, acte daté à Senez le 3 Septembre 1242.

 

LES SEIGNEURS

C'est au XIIe siècle que l'on trouve le premier seigneur connu de Caussols, mais, on ignore son prénom. L'on sait, toutefois, qu'il appartenait à la maison De Grasse.

Plus tard, ce sont deux descendants, Targe et Bertrand, qui échangent leurs possessions, c'est-à-dire que Bertrand donne à Targe le château de Gaussais, et reçoit de lui le château de Cabris (13 Mai 1216).

A cette époque, le comte de Provence est Raimond-Béranger V (1209-1245), mais il ne sera majeur qu'en 1219, et, est encore sous la tutelle de sa mère, Garsende de Sabran, com­tesse de Forcalquier, ainsi que de quelques conseillers avisés, comme Romée de Villeneuve. Néanmoins, il légifère déjà, tendant à prendre le contrôle des cités où des seigneurs avaient tendance à s'émanciper. Ce sera le cas pour Grasse.

Le 11 Septembre 1222, il confirme un accord entre Targe et Bertrand, selon lequel les "hommes", soit les habitants de Gaussais et de Cabris ne pourraient aller se fixer à Grasse et échapper ainsi à leurs obligations et à leurs juridictions. Le 20 Juin 1224, le même comte de Provence concède à Targe la plupart de ses droits sur Caussols. C'est un privilège d'immunité qui exempte Targe des droits d'Albergue et de Cavalcade (l'albergue était un droit pécuniaire qui ressort de l'héberge­ment ou droit d'auberge, et le cavalcade est un droit de chevauchée qui sera ensuite confondu avec l'Ost).

Ainsi donc, en 1226, Targe est solidement établi à Gaussais, et il donne le "pasquerin" au monastère de Valbonne, qui avait été créé en 1199. C'était un droit de paître pour les troupeaux.

Enfin, en 1227, nouvelle approbation par le comte de Provence des accords de 1222.

Targe avait un fils, Tarjonnet, mais, nous ne savons plus rien de lui après 1227. Nous trouvons, par contre, un deuxième fils, Bertrand de Gaussais. En résumé donc, la suite connue des seigneurs de Caussols, de la fin du XIIe siècle, jusque vers la moitié du XIIIe, serait la suivante : J. de Caussols — Bertrand de Caussols — Targe de Caussols — Tarjonnet — Bertrand de Gaussais.

Arrivé à ce point de notre petit exposé, deux remarques peuvent être faites 

  •  D'après les documents, il apparaît qu'une modeste communauté existait au début du XIIIe siècle, avec des relations avec le comte de Provence. L'autorité religieuse existait également, par une petite église.
  •  Toujours en l'absence de fouilles, nous sommes réduits à des spéculations sur la matérialité, sur le terrain de cette communauté. Le terme de château ou de "castrum" ne doit pas faire illusion. L'ancien camp celto-ligure de ville vieille, comporte les restes d'une petite tour carrée au centre, et les murs de défense devaient être complétés par des palissades en bois. Les pentes sud, bien exposées au soleil, présentent encore des éboulis et quelques tuiles "romaines", sans doute les témoins d'habitations modestes. Il n'est pas impossible, également, que le Fanguet, ait vu quelques demeures et quelques bergeries.

A la fin du XIIIe siècle, apparaît une femme, Raibaude ou Raybaude de Caussols. Elle était la fille de Bertrand, et, épouse, à une date que nous ignorons, de Reforciat d'Agout. De ce fait, la seigneurie de Caussols va passer entre les mains de cette famille. Cependant, son mari fait un testament en 1297, il est donc vivant, et, en 1309, dans un texte d'hommage, Raybaude est donnée comme veuve.

Entre ces deux dates, se situe donc, vraisemblablement le décès de son époux, et l'on retrouvera le nom de Raybaude, jusqu'en 1345, gérant ses biens caussolois. Outre ceux-ci, elle possédait la seigneurie de Cipières st de Gréolières haute, et, aussi, on la voit figurer dans des actes passés à Trets. Elle semble résider tant à Caussols, qu'à Cipières, avec sa cour. Elle s'occupe activement de l'administration de ses biens, location des fours, moulins (pour Cipières), question de dépaissance, corvées de charroi, statuts de l'élevage, protection des défens, etc.., et, est assistée de son propre notaire

 

LES DROITS DU COMTE DE PROVENCE

Celui-ci (Raimond—Béranger V) semble revenir sur ses libéralités que nous avons citées ci-dessus.

Les statuts de Fréjus (sorte d’état économique général du comté) précisent, le 7 Octobre 1235 que le castrum de Caussols devait fournir un chevalier armé, conjointement avec Cipières au titre de la cavalcade. L'enquête comtale de 1252, nous indique que le comte s'était réservé à Caussols le "majus dominium", la haute justice(homicides), les questres, l'elbergue (6 livres), et, bien entendu, la cavalcade, soit un chevalier, mais non cuirassé. Il n'est plus question de conjonction avec Cipières. A cet égard, Guillaume Cafard et Pierre Lombard de Caussols, prêtent serment sur ce qui est indiqué ci-dessus.

En 1297, et en 1333, les droits du comte n'ont pas varié. Notons, pour fixer les idées, que Charles ter d'Anjou (1245-1285) le jeune frère de Si Louis est devenu compte de Provence en épousant, an 1246, la quatrième fille de Raimond-Béranger V héritière. Ses ambitions italiennes font qu'il a besoin de beaucoup d'argent.

 

LA POPULATION

Il semble qu'elle ait été relativement nombreuse au XIII° siècle. Le taux de l'albergue était, en général, de 12 deniers par feu, le rendement de celle-ci s'élevait à 120 sous, en 1252. On peut en déduire qu'il avait plus de 100 chefs de famille. Le 9 octobre 1325, Guillaume Gayberius, vice-beyle de Caussols, fait publier par son crieur Pierre Brun, sur l'ordre de "l'égrège et puissante dame Raybaude de Gaussais" que tout homme de plus de 14 ans, ait à comparattre devant la Cour de Caussols, pour y tenir parlement, devant Dugon de Boleriis, recteur de ladite Dame, et ce, sous peine de 5 sous. Tous les hommes qui assistèrent, engagèrent promesse par devant Maître Jacques Bonasse, notaire, de régler les dépenses faites par leurs syndics.

  • Le 25 juillet 1337, il est un statut de l'élevage, sur la base d'un accord conclu entre le seigneur et les habitants. Il était interdit, aux boeufs de labour, et aux troupeaux, d'aller dans les défens de Villevieille, et ce, de la miavril à la Toussaint.

 

  • Le 29 Août 1345, le crieur public de le cour de Gaussais est Foulques Ymbert. Il agit eu nom du Bayle Guillaume Pans, qui représente "magnifique et puissante dame Raybaude de Caussols et de Cipières". Foulques Ymbert convoque tous ceux qui "faisaient feu" dans le castrum• pour se présenter le lendemain matin, au levée du soleil, sur la place du castrum, où, l'on avait coutume de réunir les hommes en parlement. Le jour suivant, donc, un de ces hommes Guillaume Gayberius, fils de feu pierre, demande, "avec humilité", aux hommes de condition servile, d'autoriser dame Raybaude, à l'affranchir, lui et ses descendants, des corcées de charroi. Les hommes présents consentent et le déclarent, aussi bien à l'intention de dame Raybaude, leur seigneur, qu'à celle de Pierre Garin, son notaire.

C'est un véritable acte d'affranchissement qui est ainsi passé, portant sur toutes les corvées, les tailles, les qates, les services et redevances. La condition des hommes de Caussols était donc encore, celle des "Maleservi"„ soit, des plus rudes, en raison des droits de casernent, corvées, tailles, banalités; Ils étaient liés è leur casernent, et ne pouvaient les laisser sans encourir la commise, c'est-à-dire le reprise seigneuriale,.qui jouait également en cas de décès, sans héritiers directs.

La population vivait donc de cultures de céréales, d'élevage et un peu d'apiculture.

Ces actes sont également importants , nous avons la liste des hommes qui y participèrent. En 20 ans, soit de 1325 à 1345, leur nombre est passé de 22 à 29, mais, plus de le moitié sont des nouveaux venus. Une comparaison avec d'autres villages (voit vers 1337), fait soupçonner, soit une forte mortalité, soit un "déguerpissement" notable, ce, malgré les sanctions prévues.

  • A la mort de Raybaude, un de ses petits fils, Réforciat d'Agout parait lui succéder. Il s'est marié en 1354 et figure dans cet acte, comme seigneur de Gaussais. Le 20 Juillet 1368, Réforciat concède le territoire de Gaussais à des habitants de Cipières, en y installant 33 familles.

C'est donc bien un repeuplement confirmant le "déguerpissement" indiqué ci-dessus.

 

L'EGLISE

Revenons un instant à ce sujet en indiquant qu'elle était vouée à Saint-Lambert, suivant une première mention figurant dans un acte de 1226. En 1389, son rapport s'élevait à 74 sétiers de blé. (le sétier avait une valeur variable, mais l'on peut approximer à 0,4 litre). C'était le deuxième rapport de la région après St-Vallier. Le chapitre possédait à Caussols, un prieuré que rien ne nous permet actuellement de localiser, mais qui pourrait bien être à la ferme actuelle de la Celle. Le desservant était, en 1337, Caste, ancien Prieur de St Pierre de Grasse. Celui-ci nous donne l'inventaire du mobilier de l'église ou rien de particulier est à signaler, si ce n'est un calice d'argent.

Reprenons le repeuplement de Caussols, il semble ne pas se maintenir. Une série de calamités frappent la Provence, sans que l'on puisse affirmer que notre commune soit seule à les subir. En 1364, c'est une grande période de sécheresse, suivie d'un vent torride et d'un invasion de sauterelles. Après 1356, ce sont des bandes armées (les routiers) qui pillent la Provence,et les noms d'Arnaud de Cervols et de Raymon des Baux sont tristement célèbres. C'est ensuite la lutte des Anjous et des Duras . En 1385, treize habitants de Cabris se réfugient à Grasse, fuyant les partisans des Duras, qui écument le haut pays. En 1387, c'est Raymon de Turenne qui prend le relais. Enfin, en 1392-94, en 1416, et de 1451 à 1470 ce seront des épidémies de peste.

Réforciat décède à une date que nous ignorons, et sans postérité. Il semble qu'il y ait eu des contestations avec la famille des Pontévès, mais les Agout conservent la seigneurie.

Un détail curieux : en novembre 1407, un nommé Gastaud, qui était "Masellier", soit fournisseur de viande de boucherie du Pape Benoit XIII (anti—pape), il a conduit, vivants, 40 moutons à l'Ile St Honorat, venant de Caussols.

 

L'AFFOUAGEMENT

Il s'agit d'une unité pour le recensement des communautés permettant de les imposer pour le pouvoir central. Sa définition est trop complexe pour cette modeste étude, mais nous nous bornerons à considérer que cette unité n'est pas sans rapport avec un foyer d'habitation. Au réaffouagement de 1400, Causolis (Caussols) est porté comme lieu inhabitata (inhabité). Cela ne signifie pas, pour autant qu'il n'y ait plus d'habitants mais, administrativement parlant, il n'y a plus d'imposition. Le terroir est baillé à des gens de Cipières qui viennent y faucher le foin. 44 y tiennent des biens, dont 27 y possèdent des bastides ou des granges. Il en est de même pour Canaux. A titre d'exemple, Cipières est affouagé pour 19 feux, chiffre qui tombera à 5 feux en 1471.

En 1418, Guillaumet d'Agout, neveu de Raybaude est seigneur de Caussols, et, semble-t-il, de Cipières. Le 12 Septembre 1445, il afferme pour dix ans, aux Simosse de Grasse, tous les revenus de Cipières et de Caussols, et d'une partie de Mouans, ce pour le somme de 400 florins.

En 1479, le prieur de l'église est Jean Fulconis. Il est autorisé par le chapitre à emprunter 20 ducats d'or, pour faire lever les Bulles d'union du prieuré à la menas épiscopale de rasse, publiées en 1448.

En 1486, des réparations sont faites à l'église. Martre Martin de Bruneta, de Cipières, s'engage à réparer les murs et la porte, en ruine, à couvrir l'édifice avec des tuiles, pour le prix de 36 florins, plus une charge de blé. Il fournira tous les matériaux, à l'exception des  tuiles, qui lui seront fournies par le chapitre. Il est question de condamner la vete de la vieille chapelle de St Esprit.

Raimond d'Agout, fils de Guillaumet succède à Guillaumet (1480-1503 ).


LE RATTACHEMENT DE 1481

Le 11 décembre 1481, Charles du Maine, vingt-septième comte de Provence et de Forcalquier, décède sans héritiers directs et lègue ses comtés à Louis XI, roi de France, et c'est donc depuis cette date que nous sommes Français. Mais, à l'époque, il y eut une certaine résistance à ce rattachement d'autant que René II de Lorraine estimait que cet héritage lui revenait, et Raimond d'Agout, qui était devenu aussi, Béron de Sault et de la Tour d'Aigues était un de ses partisans. (Un rassemblement de l'armée de Lorraine s'était fait aux environs de Sault). Cependant il se laissa acheter par les partisans de Louis XI, en acceptant la charge de visiteur des gabelles royales, charges qui lui fut retirée, ultérieurement quand on fut bien assuré qu'il avait été neutralisé.

Le 7 novembre 1510, René, grand bâtard de Savoie, comte de Tende, acquiert la terre et le Baronnie de Cipières et de Caussols, pour le prix de 12.000 écus d'Or, de François de Bouliers, seigneur-et Baron de Mison, qui agit au nom de son père, Antoine-René de Bouliers, vicomte de Reillane. René de Savoie était fils Mitard de Philippe II, qui fut Duc de Savoie de 1496 à 1497. Il avait pour sœur légitime Louise de Savoie, qui sera la mère de François 1er. Il est marié depuis le 28 janvier 1501 à une veuve, Anne de Lascaris.

Par un codicille à son testament, en 1511, il donne la baronnie de Cipières et de Caussols, à son fils aîné, Claude de Tende. Il meurt blessé et prisonnier après la bataille de Pavie, le 31 Mars 1525.

Son fils, qui est né le 27 Mars 1507 a donc 18 ans. Il jouera un rôle dans l'histoire qui sort du petit cadre de ce modeste exposé. Notons seulement, et cela honore Caussols, qu'il sera gouverneur de Provence. De plus, il avait les attaches familiales illustres suivantes : Cousin de François Ier — son grand-père avait été Duc de Savoie (Philippe II) — Ses oncles furent également (Philibert le Beau et Charles III) —Son oncle par alliance fut seigneur de Monaco (Jean de Grimaldi) —son beau-frère par alliance fut le Maréchal Anne de Montmorency — et enfin, gloire littéraire, il fut grand-père d'Honoré d'Urfé. Ajoutons enfin que Catherine de Médicis nomma, contre lui, son propre fils, le Comte de Sommerives, sous-gouverneur de Provence, et l'on verra, fait extraordinaire, au siège de Sisteron, le père contre le fils. A cet égard, et cela ne procède d'aucune certitude historique, je le précise bien, mais seulement d'une conviction personnelle. Il est un site curieux, à l'extrémité du plateau de Caussols, prolongé par le plateau de Cavillore tombant à pic sur le canon du Loup, nommé "La Forteresse", édifice bâti sur la paroi verticale, et d'accès très dangereux. A mon sens, il e été édifié sur l’ordre de Claude de Tende, mais répétons le, rien ne permet, actuellement, de l'affirmer.

Claude de Tende décède le 23 Avril 1566 à Cadarache, et lui succède dans la possession de Caussols, son frère Honorat de Savoie, marquis de Villars en Bresse, comte de Tende, qui décède â son tour en 1580. La fille unique de celui—ci, hérite donc, c'est Henriette de Savoie, et son époux, autre célébrité devient donc seigneur de Caussols, qui n'est autre que Charles de Lorraine, Duc de Mayenne, futur chef de la ligue.( voir histoire générale de la France). Leur fils ainé, Henri, hérite à son tour. Il est tué au siège de Montauban le 17 septembre 1621 ne laissant que des dettes, et, à défaut de postérité, la terre de Cipières et de Caussols, est saisie par autorité de justice, à la roquets des créanciers.

 


UNE CURIEUSE AFFAIRE DE FAUX

En 1643, un des principaux propriétaires de Cipières, le "capitaine" Christophe Giraud obtient l'adjudication à titre de bail judiciaire (en attendant la vente eux enchères). Curieux de connaître l'étendue des droits seigneuriaux, il contacte un avocat véreux de Vence, Michel Aubert qui-lui remet le 29 Août 1643, mo9ennant le prix de 22 pistoles, deux prétendus actes d'habitation en parchemin, datés du 3 mai 1357 et 1er août 1368, établis par Raymond et Réforciat d'Agout, lorsqu'ils baillèrent les territoires, pour les habiter et les cultiver. Peu après, par adjudication passée devant le Châtelet de Paris, le 30 janvier 1644, la seigneurie trouvait preneur, pour la somme de 180.500 livres, en la personne de Messire Léon Bouthillier, comte de Chavigny. Il était un homme influent, très mémé aux intrigues de la-cour, et aux affaires, et, de plus on disait qu'il était un fils naturel du Cardinal de Richelieu (voir Tellement des Réaux). Son intendant, un certain Lafont, dit Saint-Sauveur, lui avait persuadé que l'affaire était avantageuse, et il reçu mission de s'en occuper particulièrement. Il s'abouche avec Giraud; lui promettant monts et merveilles. Celui-ci lui cède les deux actes, ainsi que des livres terriers portant toutes les reconnaissances faites par les habitants, en 1531, 42 et 1549. Aubert à Vence est alerté et fabrique deux autres actes, plus cinq autres nouveaux, mais refuse aux Caussolois alertés de les consulter. Ceux-ci assignent en justice au Greffe de Grasse le "capitaine" Giraud, mais se désistent de leur action pensant que les deux actes sont authentiques. Aubert, lui, ne perd pas de temps et vend à St Sauveur les sept nouveaux actes qu'il vient de fabriquer, arguant que ces pièces avaient été "entre les mains d'un particulier de Nisse nommé Lascaris".

Et voilà St Sauveur armé, qui fait jurer aux Caussolois le 21 Avril 1644, un hommage lige et serment de fidélité, prétendant les assujettir au droit de tasque ou neuvain, puis fait assigner chaque particulier devant les maîtres des requêtes de l'Hôtel à Paris, et obtient condamnation par sentence du 13 novembre 1646 aux paiements des droits de mandaterie, caucade, pâturage, défrichement et réfection des chemins, paumes et abreuvoirs. Et ce n'est pas fini, il s'y ajoutent les frais de transport des matériaux pour les réparations du "château", le tiers des dépenses du seigneur, quand il va à la guerre, et quand son fils est armé chevalier, versement de 1.000 florins pour la dot de chacune de ses filles, et faire chaque année, amende honorable pour un meurtre ancien, et couper les blés du seigneur, et faucher son foin.

Les pauvres Caussolois sont effondrés, mais commencent à douter de l'authenticité des actes qui leur sont opposés. Leur seigneur, le Comte de Chavigny bénéficie d'un privilège de juridiction eu profit des Requêtes de l'Hôtel et du parlement de Paris. Que de frais en perspective. Mais ils attaquent courageusement en faux en écritures. Heureusement pour eux, des progrès d'expertises se manifestaient. Il serait trop long et fastidieux de décrire les méandres de cette affaire, et les experts concluent à le fausseté des actes. Le Parlement de Paris rendait son arrêt définitif le 7 septembre 1654, soit plus de 10 ans après, reconnaissant la fausseté des documents, mais ne se prononçait pas sur la requête du seigneur. Le comte de Chavigny était mort le 11 Octobre 1652, mais il restait puissant. Sa veuve, dame Anne Phélypeaux, au nom des enfants, et le frère, Armand Bouthillier, seigneur de Pont, maître des Requêtes de l'Hôtel, poursuivent le procès, et, enfin, une transaction est conclue entre les parties le 3 mars 1661, moyennant une pension annuelle, noble et féodale de 280 livres, c'est-à-dire que les pauvres habitants devaient payer quand même des sommes auxquelles ils n'auraient, normalement pas été astreints. Ce différend aura duré 17 ans en tout.

 

UNE REMARQUE

L'Abbé E. Tisserand parle de cette affaire dans son histoire d'Antibes (1876), se référant aux archives de Caussols. il fait certainement état, sans le préciser, de cette note manuscrite de Mt. Aubin, qui fut maire en 1B53, et qui y figure. Le conditionnel s'impose dans l'exposé de ces faits. Le comte de Chavigny, outre.la charge de gouverneur de Vincennes et de St Tropez, était aussi gouverneur d'Antibes, charge qui lui avait été confiée par Anne d'Autriche. Le sieur St Sauveur aurait été un ecclésiastique, dit le chanoine de l'Auxerrois. Devant la résistance des Caussolois le comte aurait autorisé son homme d'affaires à utiliser les soldats de la garnison d'Antibes pour une expédition punitive. Les Caussolois, informés, se seraient réfugiés à Cipières, en emportant tous leurs papiers et registres. Les soldats caseraient livrés à quelques exactions à Caussols, brûlant notamment quelques granges et récoltes, puis se rendant à Cipières, se retirèrent devant l'attitude résolue des habitants, plus nombreux. Aubin ajoute, qu'à la suite de la reconnaissance de la fausseté des actes, l'avocat véreux de Vence, le nommé Auger, fut condamné aux galères.


UN AUTRE PROCES FLEUVE

Cette affaire n'est pas encore entièrement élucidée par l'auteur de ces lignes. Voici ce que l'on peut en dire : les communautés de Cipièras et de Gaussais, quoique séparées,. eurent souvent un seigneur commun. En effet, si l'on se réfère aux états d'affouagement, elles figurent séparément. C'est ainsi qu'aux archives municipales est un état d'affouagement imprimé à Aix en 1605, où l'on peut lire, pour le Viguerie de "trace" : Cipières 5 feux et "Consoulz" demy—feu. Plus tard, en 1728, les deux communautés sont affouagés comme une seule : Cipières et "Consouls" 5 1/2 feux. D'autre part, il semble que vers 1601, s'élèvent, entre les deux communautés un litige sur la répartition des dettes communes, Cipières prétendant que Caussols devait en supporter le quart,et cette dernière, arguant de son affouagement, n'en acceptait que le onzième.

D'autre part, il convient de préciser, pour le suite de cette affaire, deux choses :

  • Quand il y a un litige pour le paiement des impositions, c'est-à-dire quand il y a défaut de paiement, partiel ou total, cela dépend de la cour des aides à Aix.
  • Quand il y a litige sur la base des impôts à payer, c'est-à-dire le nombre de feux, cela dépend d'un organisme nommé "les procureurs du pays".

Cipières va baser son action sur la cour des Aides, c'est-à-dire le défaut de paiement des impôts et Gaussais va baser son action sur les procureurs du pays, c'est-à-dire que l'on cherche à modifier la répartition des feux.

Un élément de cette affaire est peut-être ce que dit Aubin, dans sa note, mentionnée ci-dessus, à savoir que les registres de Caussols furent transportés à Cipières, et que ses habitants profitèrent de cette possession inespérée pour leur litige.

Enfin, et c'est important, la cour des Aides représente le nouveau pouvoir judiciaire, alors que les procureurs du pays représentent ce qui reste d'autonomie de l'ancienne Provence, devenue Française en 1481.

Après de très multiples instances judiciaires qu'il serait fastidieux de décrire ici, cette affaire fut portée devant le Conseil Royal des Finances à Paris, et Martre de la Balme de Vaulfin fut avocat de la thèse de Caussols. Les procureurs du pays furent partie à l'instance, arguant que l'on voulait étouffer ce qui restait de l'ancienne autonomie du comté de Provence. Cet argument fut déterminant dans la mesure où il s'inscrivait dans le cadre général de la tentative d'apaisement, à l'avènement de Louis XVI, qui cherchait à calmer la colère due à la centralisation excessive de son prédécesseur. Caussols eu presque entièrement gain de cause. 188 ans s'étaient écoulés depuis les premières difficultés. Nos afeux étaient vraiment des procéduriers obstinés, mais, n'est-il pas vrai qu'ils n'avaient pas beaucoup de distractions . Cette affaire fit jurisprudence à l'époque dans le droit public, et figure dans le docte ouvrage en deux volumes de Monsieur l'Abbé de Coriolis, conseiller auprès de la cour d'Aix. Ne peut-on pas aussi dire que la question de la décentralisation se posait déjà?

Ainsi se termina, vers 1775, ce procès fleuve, le maire de Caussols se nommait Ray. Entre temps, le marquis de Thomas, seigneur de la Garde les Touions, avait acquit la seigneurie (son effigie figure au Musée de Grasse).


UN EPISODE DE LA GUERRE DE SUCCESSION D'AUTRICHE

L'armée Austro-Sarde, commandée par le Général comte de Brown (homme très dur, qui laissera dans toute la région un très mauvais souvenir) entre à Grasse, la 3 décembre 1746. Une colonne de troupes françaises, commandée par le Lieutenant Général de Maulevrier l'a quitté, et, est venue camper dans le pré de Caussols. Le quartier général était à la bastide Aubin (Le Fanguetj et, le bois manquant, portes et fenêtres furent brûlés. Le blé de la tasque (la taxe) n'était pas encore livré, il fut distribué aux chevaux à la place d'avoine, et en si grande quantité, qu'après le départ des troupes, les Caussolois allèrent balayer l'endroit du pré, et recueillirent encore, passablement le blé. Ils avaient été prévenus à temps de la venue de ces troupes et eurent la

prévoyance de cacher, gros et menu bétail, jusqu'aux poules, et autant de fourrage qu'ils le purent. Le tout fut enfermé dans différentes granges, d'où on ne faisait sortir le bétail qu'au cours de le nuit, pour le faire boire.

Les troupes se mutinèrent et demandèrent à revenir sur Grosse pour en chasser l'ennemi. Pour calmer les esprits, le général donna l'ordre du départ en prenant la route de Grasse (la route dite "des claps" actuelle en direction des pins Bérangers). Arrivé au col du Clapier, on prit la direction de Castellane, suite à des ordres secrets donnés par le général à ses sous—ordres. Après la guerre, la commune reçu de la province une indemnité de 1.850 livres.

 

UNE SUITE DE L'AFFAIRE DES FAUX

A le suite de"l'heureuse" conclusion de cette affaire, exposée ci—dessus, il fut fait vœu de faire, tous les ans, une procession de Cipières à Causses, le jour de Saint—Lambert, et célébrer l'office divin en action de grâce. Le chapitre de Grasse, grand propriétaire à Caussols, s'était engagé à fournir, à chaque habitant de Cipières venu à la procession, un pain et une pinte de vin. Après une interruption, pendant la période révolutionnaire, cette coutume fut observée durant le XIX.° siècle, et même au début de l'actuel. De plus, les Caussolois firent peindre, dans leur église, leur patron Saint Lambert, mais en lui donnant les traits de l'avocat qui avait assuré le triomphe de leur cause.

 

LA VENTE DES BIENS NATIONAUX

Comme on le sait, nous étions dans le département du Var, qui comprenait neuf districts. Caussols appartenait au district de Grosse. Le 2 novembre 1789, l'Assemblée constituante votait "la mise des biens du clergé à la disposition de la nation". Pour fixer les idées, d'après un recensement de l'an XI, Gaussais était noté comme ayant 19 habitants et une superficie, en hectares, de 2.738. Les biens du chapitre de Grasse comprenaient huit terres labourées et un pré. On tonnait la date de l'adjudication, le 28 Mai 1791, le prix payé et le nom des acquéreurs (ils étaient cinq). A ces biens ecclésiastiques s'ajoutèrent, après le 10 août 1792, les biens des émigrés. ❑n note ceux de Joseph Pontévès, prêtre, qui possédait 64 hectares, dont des terres labourables, au Franguet. Quatorze acquéreurs se les partagèrent. D'une façon générale, sur les 2.738 hectares, indiqués ci—dessus, 2,63% furent vendus au titre des biens nationaux.


QUELQUES FAITS PITTORESQUES DE L'EPOQUE REVOLUTIONNAIRE

 

  • En 1793, un troupeau de plusieurs centaines de bœufs et de moutons furent envoyés à l'armée d'Italie. Ces animaux.séjournèrent pendant un certain temps dans le grand pré. Mais, ils étaient en mauvais état et une épidémie se déclara qui infesta toute la commune.
  • En 1793, toutes les mairies ne devaient conserver qu'une seule cloche pour sonner le tocsin. Les autres devaient être envoyées à la fonte, pour en faire des canons. Celle de Gaussais s'était cassée lors de la chute du clocher due à un violent mistral. Le moire, Mr Cresp,en porte les morceaux, au district à Grasse, et fut autorisé à en choisir une autre parmi celles qui attendaient de partir à la fonte. Elle durera jusqu'en 1850.

QUELQUES FAITS DU XIX° SIECLE

  • En 1817 on répare à nouveau l'église et le porche actuel est édifié. En 1820, il est un petit litige entre le maire et le curé. Ce dernier fit placer un tableau représentant St Louis, à l'autel de la Vierge, alors que le maire voulait le faire placer au maître autel de St Lambert. A le marne date fut édifiée la croix de fer, sur colonne de pierre taillée, qui est actuellement près de la route des pins Bérangers. Cette même année 1820 verra, dans toute la région, des gelées exceptionnelles. De morne, 1827 fut caractérisé par un automne particulièrement pluvieux.
  • En 1830, une maison commune, logement pour un garde-champêtre, est construite, attenante à l'église (Ardisson, maire). En 1847, l'église est érigée en succursale (mandement de l’Évêque du 21 Juin 1847), un conseil de fabrique organise un recteur. 1848, nouvelle réparation de l'église et en 1849, un tableau représentant St Lambert et St Pons est remis à neuf, par Auguste Fabre. Il remplace le vieux qui est placé devant celui de St Louis. C'est celui que l'on peut voir actuellement. Il est également procédé à l'achat d'une statue de la Vierge. Le 13 Raft 1850, un autel en marbre remplace celui qui tombait en ruines. En 1853, une route de Caussols à St Vallier est commencée.
  • A la fin du siècle, il est un meurtre qui ne présente de l’intérêt que dans la mesure où il reflète la rudesse des mœurs pastorales des populations montagnardes. Au domaine de l'Ecre, un berger abat d'un coup de fusil un autre berger qui s'obstinait à faire paître ses bêtes sur son terrain (Dr Vidal, médecin légiste).

Il est à noter qu'en novembre 1846, la commune de Caussols est peuplée de 37 habitants, durant les cinq mois d'hiver. Il est demandé un vicaire, pour au moins huit à neuf mois, soit de la transhumance du printemps aux semailles d'octobre.

 

QUELQUES GENERALITES SUR LES MOUVEMENTS DE LA POPULATION

Si l'on se réfère à une zone montagneuse, délimitée à l'ouest par les départements du Var et des Alpes de Haute—Provence, au nord et à l'est par le cours du Var, au sud, par les derniers ressauts des préalpes de Grasse, on constate que le population s'est augmentée régulièrement de 1790 à 1841, pour atteindre 13.000 habitants. De 1841 à 1906, ce chiffre tombe à 8.200.

De 1906 à 1936-, il tomba à 5.600.

de 1936 à 1946, il tombe à 3.619.

Depuis cette dernière date, on remarque un très léger relèvement : 4.000 en 1954. En 1959, Caussols figure au dictionnaire des communes pour 29 habitants.

 


QUELQUES FAITS DU XX° SIECLE

Jusqu'en 1914, le facteur montait tous les jours à pied de Bar-sur-Loup, et faisait sa tournée jusqu'au fond des claps pour Porter, quelquefois, un simple Journal.

Le Samedi 1er Août 1914, les affiches de la mobilisation générale sont placardées, suite à un ordre téléphonique. Les gendarmes montent à cheval de St Vallier, et viennent rassembler, dans le grand-pré, tous les ouvriers agricoles qui y faisaient les moissons.

En Septembre 1943, à la suite de la capitulation italienne, de nombreux soldats italiens, échappent aux prisons allemandes, traversent Caussols à pied, cherchent à regagner leur pays par les montagnes. Certains sont recueillis et hébergés par des Caussolois.

Cette anecdote, relatée par Paul Blimmer ne fait peut-être pas partie de la grande histoire, mais elle aura l'avantage de rappeler bien des souvenirs aux Caussolois concernés.

Il n'a pas été fait mention de ce que l'on peut nommer la civilisation des plateaux. Bien des endroits, même très isolés, témoignent par les innombrables tas de pierres arrachées péniblement au sol par de pauvres cultivateurs cherchant à profiter de la plus petite surface à cultiver ... véritable travail de bénédictins … que pendant des siècles on y a durement peiné.

Il n'a également pas été fait mention des "drailles" et voies de communication, et notamment de celle qui, montant de Magagnosc, passe à l'Embarnier, traverse du sud au nord la fraction est des claps, et se perd dans le Pré. Elle serait appelée abusivement "voie romaine". Ce se­rait en réalité une voie moyenâgeuse appelée chemin des Vigueries, permettant de relier la viguerie de Grasse à Entrevaux, et plus loin vers les bailliages de Castellane, et même la viguerie de Forcalquier.

 

CONCLUSION

Telles sont les étapes du passé d'une petite commune, attachante et pittoresque à bien des égards.

Nous pourrions dire, en étant moins modeste, que Caussols figure parmi les lieux les plus extraordinaires de l'arrière-pays grassois. La nature y est d'une beauté sauvage, et le ciel l'un des plus purs de France, puisque L'important observatoire du C.E.R.G.A. (Centre d’Études et de Recherches Géodynamiques et d'Astronomie) s'y est installé ...

Caussols deviendra peut-être célèbre dans le monde scientifique, mais veut rester et restera le royaume de la Nature.

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